Quatre axes permettent de ranger la plupart des types de communication : le canal utilisé, le nombre de participants, le public visé par l’entreprise et le sens dans lequel l’information circule en interne.
Les listes de 4, 7 ou 11 types trouvées en ligne se recoupent mal parce que chacune mélange ces axes sans le dire, et parce que le mot lui-même a deux sens.
Le dictionnaire Larousse lui donne plusieurs sens, dont deux qui nous intéressent ici : « être en rapport avec autrui » et, pour une entreprise, « se donner telle ou telle image ».
Les quatre axes couvrent ces deux sens : les deux premiers décrivent l’échange entre personnes, les deux derniers la communication d’une entreprise.
En bref
- Aucune référence ne fixe un nombre officiel de types.
- Quatre axes couvrent la plupart des cas : le canal, le nombre de participants, le public visé par l’entreprise, la direction du flux interne.
- Pour une entreprise, la distinction la plus utile reste celle entre interne et externe.
Quels sont les 4 types de communication ?
La réponse la plus courante cite quatre canaux : la parole, le corps, l’écrit et l’image. Elle est juste, mais elle ne décrit qu’un seul axe. Quand on se demande quels sont les types de communication, on mélange en réalité quatre questions : par quel moyen, entre combien de personnes, vers quel public, dans quel sens.
Aucune référence ne fixe un chiffre. Les listes de 7 ou 11 types additionnent simplement plusieurs axes sans le dire. Voici les quatre, avec les principaux types de communication que chacun produit.
| Axe de classement | Types | Question posée | Exemple |
|---|---|---|---|
| Canal | verbale (orale ou écrite), non verbale, visuelle | Par quel moyen ? | Un entretien d’embauche |
| Nombre de participants | interpersonnelle, de groupe, de masse | Entre combien de personnes ? | Une réunion d’équipe hebdomadaire |
| Public visé par l’entreprise | interne, externe (institutionnelle ou commerciale) | À qui s’adresse l’entreprise ? | Une publication sur les réseaux sociaux |
| Direction du flux interne | descendante, ascendante, transversale | Dans quel sens circule l’information ? | Une réunion de bilan avec l’équipe |
Les axes ne s’excluent pas, ils se superposent. Une réunion d’équipe est à la fois orale, de groupe, interne et souvent descendante. Chaque section ci-dessous reprend un axe et détaille ce qu’il contient.
Classer par canal : la parole, le corps, l'écrit et l'image
Ce premier axe mélange en réalité deux critères. Le premier oppose les mots à tout le reste, le ton et les gestes. Le second distingue, parmi les mots, l’oral de l’écrit. L’écrit passe donc lui aussi par les mots, mais il change assez les règles du jeu pour mériter sa propre entrée ci-dessous.
Ce premier axe retrouve, sans s’y réduire, une distinction posée par l’école de Palo Alto.
Dans Une logique de la communication (Seuil, 1972 pour l’édition française), Watzlawick, Helmick-Beavin et Jackson opposent un mode digital, celui des mots, à un mode analogique, celui du ton et des gestes.
Chez eux, « digital » n’a rien à voir avec le numérique. La distinction détaillée plus bas entre les mots et le reste reprend cette opposition.
Ils posent par ailleurs que tout message porte deux niveaux, le contenu et la relation. Ce second point ne sert pas à classer un canal : c’est un cadre pour lire ce qui se joue dans un échange, pas un outil de mesure.
Les mots portent surtout le contenu ; le ton et le corps aident à comprendre comment ce contenu doit être lu, et ce que chacun pense de l’autre.

La communication verbale : les mots
Elle passe par les mots, à l’oral comme à l’écrit. C’est le canal du contenu : une consigne, un chiffre, une décision. Un message verbal clair répond à une question précise et laisse peu de place à l’interprétation. La parole permet aussi un échange direct : on pose une question, on obtient une réponse dans l’instant.
Exemple : l’entretien d’embauche, où le recruteur et le candidat échangent questions et réponses pour transmettre des informations vérifiables sur un parcours. Ce dialogue direct permet au recruteur d’évaluer chaque candidat de façon personnalisée.
Le corps et la voix : gestes, ton, regard
La communication non verbale regroupe les gestes, les expressions faciales, le contact visuel, la posture et le ton de la voix. Ces signaux non verbaux complètent les mots et peuvent les renforcer ou contredire : un sourire appuie plutôt une bonne nouvelle, des bras croisés accompagnent parfois un désaccord.
Un geste isolé ne dit pourtant pas à lui seul ce qu’une personne pense : des bras croisés peuvent aussi bien signaler qu’elle a froid. C’est l’ensemble des signaux, lu dans la situation, qui renseigne.
Exemple : une présentation orale. Le même texte, lu tête baissée ou dit en regardant la salle, ne produit pas le même effet sur le public : le regard et le geste rendent la présentation plus engageante et plus mémorable.
Le chiffre selon lequel 93 % de nos échanges passeraient par le corps circule beaucoup. Il est faux dans sa forme courante, nous y revenons en fin d’article.
La communication écrite : la trace
Lettres, rapports, courriels, comptes rendus, articles de blog, messagerie instantanée : l’écrit laisse une trace que l’on peut relire, transférer et archiver, et porte sans peine une information détaillée. C’est sa force pour tout ce qui engage, comme un devis ou une décision.
Sa limite est l’absence de ton et de gestes. Sans ces repères, les malentendus arrivent vite : une phrase sèche se lit comme un reproche. Pour une entreprise, produire des contenus écrits clairs en évite une bonne partie.
Exemple : un échange par e-mail avec le service client, où chaque réponse doit se comprendre sans le contexte de la précédente, et que l’on peut relire pour suivre le dossier.
La communication visuelle : l’image
Images, graphiques, vidéos, infographies, logos, couleurs : la communication visuelle passe par l’œil avant les mots. Un graphique peut faciliter la compréhension d’une évolution qu’un long paragraphe expliquerait mal. L’image capte l’attention et rend un message mémorable, ce qui explique sa place centrale dans le marketing, la publicité et les présentations.
Pour une entreprise, c’est aussi le socle de son image de marque. Des visuels qui changent d’un support à l’autre brouillent le message, alors qu’une identité visuelle cohérente permet d’être reconnu avant même d’être lu.
Du face-à-face à la communication de masse : selon le nombre de participants
Ce deuxième axe compte les personnes impliquées dans l’échange.
- Interpersonnelle : deux personnes, face à face, lors d’appels téléphoniques ou par message, aussi bien dans la vie privée qu’au travail. La réponse est immédiate.
- De groupe : plusieurs personnes réunies autour d’un objectif commun, comme une réunion d’équipe hebdomadaire où le chef de projet présente un point puis recueille questions et suggestions, pour aligner toute l’équipe.
- De masse : un message diffusé vers un large public par la télévision, la radio, les journaux et, de plus en plus, Internet.

La communication de masse a longtemps été pensée avec le modèle de Shannon et Weaver, conçu à l’origine pour l’ingénierie des télécommunications et non pour décrire un échange humain. Son but était de limiter la perte d’information dans une transmission technique.
Le modèle décrit une chaîne en cinq éléments : une source, un émetteur, une source de bruit, un récepteur et une destination.
L’Encyclopædia Universalis rappelle que ce schéma, né dans l’ingénierie du signal, a été repris dès le début des années 1950 par la psychologie sociale et la sociologie des organisations. Ce passage du signal technique à l’échange humain en limite la portée.
Appliqué à la diffusion classique (télévision, radio, presse), le schéma garde une idée simple : un émetteur parle, beaucoup écoutent, et le retour reste faible ou différé.
Sur les plateformes numériques, ce retour n’est plus forcément limité : un commentaire ou un partage répond en quelques secondes, ce qui rapproche la communication de masse en ligne du modèle orchestral décrit plus bas.
Le schéma de Shannon et Weaver décrit mal une conversation, ce qui n’a rien d’étonnant pour un outil conçu pour un signal technique.
En 1951, Bateson et Ruesch proposent un autre modèle, dit orchestral : « la communication est la matrice dans laquelle sont enchâssées toutes les activités humaines ». Dans ce modèle alternatif, chacun joue sa partition en même temps et le sens se construit à plusieurs.
C’est ainsi que fonctionnent la communication interpersonnelle et le travail en groupe : celui qui reçoit le message répond, corrige, relance. Cette rétroaction fait partie de l’échange, ce n’est pas un bruit à réduire.
Choisir un type de communication sur cet axe revient donc à choisir le niveau de retour que vous attendez : immédiat en tête-à-tête, partagé en réunion, faible ou différé quand vous vous adressez au plus grand nombre.
Types de communication en entreprise : interne, externe, institutionnelle, commerciale
Ici, communiquer prend le second sens du Larousse : se donner une image. L’axe ne classe plus des canaux mais des publics.
Interne. E-marketing.fr la définit comme « l’ensemble des actions de communication mises en oeuvre au sein de l’entreprise ou de l’organisation à destination des salariés » (fiche sur la communication interne). Elle informe, mobilise les équipes et explique les décisions, en faisant circuler l’information entre services. Ses trois directions sont détaillées plus bas.
Externe. Elle s’adresse à tout ce qui se trouve hors de l’entreprise : clients, prospects, partenaires, médias. Selon une synthèse d’E-marketing.fr, elle sert à partager des informations autour de la marque, à soigner sa réputation et à favoriser sa visibilité. Elle se divise elle-même en deux :
- Institutionnelle : l’entreprise parle d’elle, de ses valeurs, de sa mission, de sa vision, de son histoire. Le but est l’image et la relation de confiance, pas la vente d’un produit.
- Commerciale : l’entreprise parle de son offre, pour vendre davantage ou lancer un nouveau produit.
Pour une TPE ou une PME, la forme la plus accessible de l’externe est la communication digitale : un site, des comptes sur les réseaux sociaux, de la publicité en ligne. Tenir ces comptes demande pourtant une régularité difficile à assurer quand l’équipe est réduite.
Si c’est votre cas, vous pouvez confier l’animation de vos réseaux sociaux à une équipe dont c’est le métier, et garder votre temps pour vos clients.
Descendante, ascendante, transversale : les flux de la communication interne
À l’intérieur de l’entreprise, l’information circule dans trois directions. E-marketing.fr les distingue ainsi :
- Descendante : de la direction vers les salariés, pour diffuser et expliquer. Exemple : l’annonce d’un plan stratégique par e-mail à toute l’équipe.
- Ascendante : « les salariés remontent l’information » vers la direction. Exemple : une réunion de bilan où l’équipe signale ce qui bloque sur le terrain, pour que les managers répondent avec les bonnes ressources.
- Transversale : l’échange entre acteurs, quel que soit le niveau hiérarchique. Exemple : la coordination entre le service marketing et l’équipe commerciale, pour garder les deux équipes synchronisées sur les mêmes objectifs.
On parle parfois de communication horizontale pour l’échange entre collègues de même niveau. Certains auteurs la traitent comme un cas particulier de la transversale, d’autres comme un type à part : le vocabulaire n’est pas fixé.
| Direction | Qui parle à qui | Objectif | Outils typiques |
|---|---|---|---|
| Descendante | La direction vers les salariés | Diffuser et expliquer | Journal d’entreprise, lettre d’information, réunions d’information, intranet, affichage |
| Ascendante | Les salariés vers la direction | Remonter l’information | Boîte à idées, groupes de discussion, enquêtes internes |
| Transversale | Entre services, à tout niveau | Coordonner | Séminaires d’échange, réunions de travail, courriel |
Source : E-marketing.fr, « La communication interne »

Ces moyens de communication ne se remplacent pas. Une entreprise qui n’utilise que des outils descendants parle beaucoup mais entend peu ; ce sont les deux autres directions qui lui disent ce qui se passe réellement sur le terrain.
Quel type de communication choisir pour votre entreprise ?
Le bon type dépend de trois critères :
- L’objectif : informer, convaincre, vendre, faire remonter un problème.
- Le public cible : salariés, clients, partenaires, ou des publics spécifiques comme la presse ou des investisseurs.
- La nature du message : une information simple, une décision sensible, une offre commerciale.
Adapter sa communication en fonction de ces trois critères évite par exemple d’annoncer une décision sensible par un simple message écrit, ou de vendre là où votre public attendait une information. Le tableau ci-dessous part de l’objectif.
| Votre objectif | Type de communication | Canal adapté | Concrètement |
|---|---|---|---|
| Faire connaître la marque | Externe, institutionnelle | Réseaux sociaux, site | Montrer vos valeurs, vos coulisses, vos réalisations |
| Vendre une offre | Externe, commerciale | Publicité en ligne, courriel | Une campagne sur une offre précise, avec un appel à l’action |
| Aligner l’équipe sur une décision | Interne, descendante | Réunion, courriel, intranet | Annoncer, expliquer le pourquoi, répondre aux questions |
| Faire remonter les problèmes du terrain | Interne, ascendante | Réunion de bilan, boîte à idées | Un créneau fixe pour les retours, et une réponse à chacun |
| Coordonner deux services | Interne, transversale | Réunion commune, messagerie d’équipe | Un point court et régulier entre marketing et ventes |
Une communication efficace combine souvent plusieurs lignes de ce tableau. Une fois ces types choisis, il reste à les organiser dans le temps, avec un budget et un calendrier : c’est l’étape suivante pour construire votre plan de communication.
La communication n’est pas non plus le marketing, même si les deux se croisent souvent. Pour voir ce qui distingue la communication du marketing, le plus simple est de comparer leurs objectifs.
Quand l’interne et l’externe doivent parler d’une même voix, un accompagnement en communication globale aligne chaque type de communication sur un seul message, au lieu de laisser chaque canal improviser le sien.
Communication efficace : bénéfices et clés de la réussite professionnelle
Une communication qui fonctionne, dans une équipe, se repère souvent à des détails concrets : moins d’allers-retours sur un même dossier, des malentendus réglés avant qu’ils ne tournent en conflit, des décisions qui s’appuient sur l’avis de ceux qui sont sur le terrain plutôt que sur des suppositions.
Ce ne sont pas des résultats garantis, mais des mécanismes qui reviennent dans la pratique, liés le plus souvent à cinq habitudes.
- Message clair et court : dire le point en une phrase, puis détailler si on vous le demande, plutôt que le noyer dans le contexte.
- Écoute active : reformuler ce que l’autre vient de dire avant de répondre, pour vérifier qu’on a compris la même chose.
- Franchise directe : donner son avis sans l’édulcorer, sans écraser celui de l’interlocuteur.
- Lecture du public : un client inquiet et un collègue technique n’attendent pas le même ton ni le même niveau de détail.
- Bon outil pour le bon message : un appel pour une urgence, un e-mail pour ce qui doit rester tracé, une réunion pour ce qui se discute à plusieurs.
Ces pratiques comptent le plus au moment où tout se joue en quelques minutes. L’entretien d’embauche vu plus haut en est l’exemple le plus direct : la façon dont le candidat s’exprime pèse autant que ce qu’il dit.
L'impact de la communication sur la performance de l'entreprise
À l’échelle d’une équipe, la communication interne tend à peser sur cinq résultats concrets :
- Collaboration : un problème signalé tôt a plus de chances de se régler en une discussion que de traîner sur plusieurs réunions.
- Engagement : une équipe qui connaît les raisons derrière une décision la suit en général davantage qu’une équipe qui ne reçoit que la décision.
- Décisions : une direction qui organise la remontée d’information (la communication ascendante vue plus haut) décide en connaissant les problèmes du terrain, plutôt que de les découvrir trop tard.
- Conflits : un malentendu laissé sans réponse risque de passer pour un désaccord de fond, alors qu’une conversation l’aurait souvent dissipé.
- Image de marque : ce qu’une entreprise dit à l’extérieur reflète en partie la cohérence de ce qui se dit en interne.
La communication interne avec le télétravail et les outils numériques
Le télétravail et les outils numériques ont changé une partie de ces habitudes. Le choix du canal devient lui-même un signal : un message urgent noyé dans une boîte mail pleine arrive trop tard, là où un appel ou un message direct aurait réglé le problème en quelques minutes.

Quelques repères limitent les frictions propres au travail à distance :
- Canal selon l’urgence : un appel ou une messagerie instantanée pour ce qui bloque maintenant, un e-mail pour ce qui attend la journée.
- Écrit structuré : un e-mail avec un objet clair et des paragraphes courts se lit en une passe, sans relire trois fois pour retrouver l’information.
- Horaires de disponibilité posés : savoir quand une réponse est attendue évite les messages à 22h qui réclament une réaction immédiate.
- Vidéo pour ce qui compte : un désaccord ou une décision sensible se règle mieux en se voyant qu’en échangeant des messages écrits qui perdent le ton.
On retrouve ici le premier axe, le canal : il décide du ton d’un message et du moment où il est lu.
En résumé
Il n’existe pas de liste officielle des types de communication, mais quatre questions permettent d’en classer la plupart : par quel canal, entre combien de personnes, vers quel public, dans quel sens. Chaque forme de communication courante répond à l’une d’elles ; quelques distinctions annexes, comme média et hors média, s’y ajoutent sans les remplacer.
Pour transmettre des messages qui atteignent leur but, partez de votre objectif, puis choisissez le public, le type et le canal.
Vous voulez savoir quels types de communication feront avancer votre entreprise ? Parlons-en avec un expert.
Vos questions sur les différents types de communication
Est-ce que 93 % de la communication est non verbale ?
Non. Le chiffre vient d’Albert Mehrabian, qui répartit l’impression produite en 7 % pour les mots, 38 % pour la voix et 55 % pour le visage. Cette répartition ne vaut, précise l’auteur lui-même, que lorsqu’une personne exprime des sentiments ou des attitudes et que ses mots contredisent son ton ; en dehors de ce cas précis, ses propres équations ne s’appliquent pas.
Que veut dire « on ne peut pas ne pas communiquer » ?
C’est le premier axiome de Watzlawick, exposé dans Une logique de la communication : tout comportement dit quelque chose, y compris le silence ou l’absence de réponse. Pour une entreprise, un message client laissé sans réponse est donc déjà une réponse, et rarement celle qu’elle voudrait donner.
Quelle est la différence entre communication média et hors média ?
La communication média passe par des campagnes dans la presse, à la radio, à la télévision ou sur Internet, réseaux sociaux compris. La communication hors média utilise des supports dont la diffusion ne dépend pas d’un autre organisme : cartes de visite, brochures, habillage de véhicules, courriels, lettres d’information, application ou blog de l’entreprise.
E-marketing.fr retient cette distinction parmi les types de communication propres à l’entreprise. Elle s’ajoute aux quatre axes présentés plus haut, sans en être un cinquième à part entière : elle ne classe ni le canal, ni le nombre de participants, ni le public, ni le sens du flux, mais la dépendance ou non à un support tiers.
